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Peggy, 40 ans, maman de trois garçons de 15 ans, 13 ans et 6 ans : « C’est plus « sportif », mais je suis la reine de la maison ! »

Photo de Sophie Pasquet / Hans Lucas

Photo de Sophie Pasquet / Hans Lucas

Avec mon mari, on avait un deal : on ferait quatre enfants, par paires ! On a eu nos deux premiers fils, qui ont deux ans d’écart. Et sept ans plus tard, notre troisième garçon est né. C’est moi qui ai pris la décision de ne pas avoir un quatrième enfant. La raison officielle ? Trop fatiguant ! Mais ce qui m’a définitivement freiné, c’est le fait que mon mari rêve autant d’avoir une fille… J’aurais eu trop peur qu’on fasse un quatrième garçon ! D’autant que j’ai lu des études à ce sujet : proportionnellement, plus on a d’enfants du même sexe et plus on a de risques d’en faire encore. Ma grand-mère a eu 8 filles, le dernier a été un garçon. Je n’aurais pas été jusque là !

J’avais pensé, à une époque, faire un régime pour avoir une fille. Mais quand j’ai découvert que les aliments préconisés étaient exactement ceux que je mangeais moi-même, j’ai laissé tomber. A quoi bon vouloir défier la fatalité !

• La loi des séries : entre déception et soulagement…

Mon mari a été complètement déprimé lors de l’échographie de notre troisième enfant. Je me souviens de sa déception quand on a appris qu’il s’agissait, une nouvelle fois, d’un garçon…

Moi, je n’ai jamais eu de manque de ce côté-là. Je crois, au contraire, que j’étais même soulagée de ne pas avoir eu de filles. J’ai eu une relation très compliquée avec ma mère, j’avais peur de reproduire ce schéma… Pour moi, c’est plus simple d’être une mère de garçons.

C’est vrai que c’est plus « sportif », c’est ce que tout le monde me dit ! Notamment une très bonne amie, mère de trois filles, avec laquelle nous sommes tous partis en vacances. Au retour, elle m’a déclaré : « Je ne sais pas comment tu fais ! », tant mes fils étaient bruyants, se disputaient, etc. J’avoue que je ne m’en rends même pas compte, je suis tellement habituée. Je me suis adaptée.

• Plus sonore, mais, aussi, plus valorisant: je suis LA femme!

Avoir trois fils, c’est sonore, mais ça a aussi beaucoup d’avantages ! Je suis la reine de la maison, la seule femme. Il n’y a pas de concurrence ! Quand ils étaient plus petits, mes fils me répétaient sans cesse que j’étais la meilleure maman du monde. Et ils sont tellement câlins… Surtout le plus petit, j’en profite ! Tout le monde est complètement gâteux de lui. Moi, ses frères, qui se battent pour être son chouchou, et mon mari. Lui qui voulait tellement une fille est accro à notre dernier fils. Il est tellement facile, il rit tout le temps. On croirait qu’il a tout fait pour se faire aimer, comme pour se faire pardonner de ne pas être une fille.

• Réconciliation mère-fille sur le tard

Je me suis réconciliée avec ma mère le jour où mon frère a eu des enfants à son tour. J’ai découvert qu’avec mes neveux non plus, elle n’était pas la super grand-mère que j’avais fantasmée pour mes fils. J’ai surtout enfin compris que ma mère n’était pas du tout maternelle, moi qui avais toujours pensé qu’elle préférait mon frère à moi, qui était arrivée trop tôt dans sa vie, qui avait été si difficile à élever, etc. Je crois vraiment qu’inconsciemment, je n’ai pas fait de fils, pour ça. De peur que ma fille souffre de cette injustice.

Aujourd’hui, je pourrais, je me sentirais prête et assez forte pour avoir une fille. Mais je ne veux pas d’un quatrième enfant, j’ai tourné la page. Et je suis très heureuse avec mes quatre hommes »

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